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Dire que le jeune peintre Pascal Grimaud est influencé par son illustre précurseur Cézanne et que sa jeune œuvre débutante n’est qu’une résultante admirative serait à mon avis une erreur.
Ce serait confondre ses acquisitions avec la manière toute originale dont il en tire parti, et son mérite personnel est peut être à l’examen de ses œuvres plus évident encore que ses imitations.
Il possède une adresse de main tout à fait exceptionnelle au point que son travail en devient souvent définitif.
Il campe ses personnages avec un aplomb, une pose, une sorte d’ostentation qui en font des acteurs sur sa toile, et qui semblent par leur présence provoquer celui qui les regarde.
Les modèles que peint Pascal sont incontestablement des gens du Pays de la Drôme et la chaude lumière qui éclaire ses paysages est tout autant le reflet de l’environnement ensoleillé et poétique dans lequel vit le jeune peintre.
Il y a en quelque une grande tradition picturale dans la peinture de Pascal, car il part de la réalité : les gens qu’il rencontre et de leur histoire pour la transformer en une fiction où se mêle le rêve et l’imaginaire.
Christian Fine, ostéopathe
Ecrit en 1989.

 


 

« Poser sur la toile, un temps, un jour, un lieu avec la finesse du regard de l’artiste ! »
Isa Loulette, 2015

« Le regard de ses yeux bleus, comme la gentiane de Koch de nos montagnes, son sourire radieux, sa gestuelle définissant ses coups de pinceaux, Pascal nous interroge par sa première invitation à entrer dans son salon de peinture.
Peintre de la couleur, de la sérénité comme de la mélancolie, de la violence des états d’âme, de sa perpétuelle interrogation sur l’infinie richesse de notre intérieur, Pascal par la noblesse de sa palette traduit en poète les bouleversements de l’âme humaine : sensibilité, combat permanent de la vie, violence sang à la Soutine, vert à la Modigliani, , mal-être à la Toulouse
Lautrec, bouquets de fleurs étonnants de sa propre symphonie.
Pascal peut exprimer avec Aragon :
« Le peintre assis devant sa toile
A-t-il jamais peint ce qu’il voit
Ce qu’il voit son histoire voile
Et ses ténèbres sont étoiles
Comme chanter change la voix »
Extrait de « tous ceux qui parlent de merveilles »

Visiteuses, visiteurs, enivrez-vous de la lumière de ses toiles comme l’hirondelle caresse le ciel dans sa course effrénée, écoutez sa couleur vive, véritable palpitation de son angoisse, de ses interrogations ; ne jugez jamais, car l’Art n’est toujours que la beauté suprême de la vie.
Si Pascal a tenu à vous présenter, en premier lieu, ses toiles où la violence des couleurs vous éclabousse en plein visage, ce n’est pas pour choquer, mais pour traduire avec humilité la fragilité de la personne humaine. Son chant intérieur a besoin de secouer la conscience pour retrouver les éléments de vie qui font battre la sérénité du cœur.Peinture-Beauté, n’aie pas peur des paradoxes, embrase l’horizon pour que tout un chacun retrouve, dans sa quête, les chemins de sa joie de vivre !

Claude Chiari, écrivain-1999